État

One year later…

21 aout 2016. Cela fait un an tout juste que j’ai mis les pieds Down Under, l’heure est donc venue d’un petit bilan… C’est parti pour une séance d’introspection psychanalytique (mais gratuite… Vous savez le prix que ça coûte normalement ??) sous plusieurs angles de vue :

# En quelques chiffres, d’abord

Compta analytique OZ - fr.xlsx

# Personnel

L’objectif principal de cette année sabbatique était de prendre un nouveau souffle, de retrouver un espèce d’équilibre, de choper le « easy-going way » australien (moins se stresser pour les détails du quotidien)… Sans pour autant aller jusqu’au « voyage initiatique » que beaucoup accomplissent sur les routes d’Australie.

De ce point de vue, l’objectif est atteint : j’ai vendu ma voiture, mis mon appartement en location et laissé derrière moi le plus-que-confort matériel de la vie que j’avais en France, pour partir à l’aventure (bon, toutes proportions gardées, on n’est plus au XIXe siècle et c’est toujours plus facile quand il y a de quoi tenir un peu sur le compte en banque) sans savoir ou j’allais mettre les pieds (là encore, l’Australie n’est pas l’Inde ou la Mongolie : le modèle occidental est un peu le même partout !). Je me suis rendu compte que, paradoxalement, le confort est générateur de stress, et que ne pas avoir de plan pour les mois à venir génère finalement bien plus d’opportunités que de sources d’inquiétudes.

Bon, je mentirais si je vous disais que je suis 100% relax en permanence mais sincèrement, les progrès dans ce domaine sont plus que sensibles !!

# Professionnel

Jusque-là, j’ai eu beaucoup de chance : je n’avais jamais eu à chercher du travail, ni à passer d’entretien d’embauche, tout s’était toujours enchaîné de sorte à ce que je n’ai pas eu à demander de promotion ni à m’inquiéter du lendemain… L’idée était donc de relever un challenge (ou plus précisément de le créer, d’abord, pour pouvoir ensuite le relever !!).

De ce côté-là… Sincèrement mitigé : sur le papier c’est un succès, dans la mesure où non seulement j’ai trouvé du boulot mais en plus mon employeur m’a proposé un contrat permanent, assorti d’un visa de travail longue durée. Dans mon esprit ce n’est pas si simple : j’ai l’impression qu’il me faudra beaucoup de temps pour réapprendre le métier ici, et de patience pour retrouver un niveau de confiance et de confort de travail similaire à ce que j’avais avec Séquences. J’espère, je crois que ce sentiment n’est dû qu’aux caractéristiques du projet sur lequel je bosse depuis maintenant plus de 6 mois (un PPP, sur un plateau projet indépendant de l’agence principale, et des bâtiments qui n’intéressent au final pas grand monde…) donc qui vivra verra !

# Touristique

Le voyage en tant que tel avait pour but d’explorer un nouveau pays, de découvrir une nouvelle culture et, bien entendu, de réapprendre l’anglais.

Pour ce qui est de l’anglais, sans aller jusqu’à prétendre être bilingue ni à pouvoir suivre une conférence sur les neurosciences, je peux regarder Game Of Thrones en VO, soutenir à peu près tous types de conversations quotidiennes et même suivre une réunion ou les gens se coupent la parole et changent de sujet toutes les 5 minutes. Pas trop mal donc, grâce à la leçon numéro 1 : éviter les français au maximum ! A part ceux volontaires pour parler anglais, ils sont rares mais il y en a 😉

Au sujet de la culture australienne, dans la mesure où elle se situe plus dans une manière de vivre que dans des traditions, et puisque celle-ci est finalement très proche de la culture américaine, elle n’est pas bien compliquée à découvrir ni à s’approprier (sans aller jusqu’à adopter l’habitude quotidienne des fast-foods…).

Là où ça pèche, c’est sur les lieux que je voulais voir durant cette année et que je n’ai pas eu (ou pris) le temps d’aller voir (à savoir : Uluru, la Great Ocean Road, les Withesundays et la grande barrière de corail). Alors qu’on soit bien clair, il s’agit d’une analyse clinique, froide et méthodique, de la différence entre le rêve initial et la réalité un an après, et en aucun cas d’une complainte !! Car outre les voyages faits en Nouvelle-Zélande, sur Fraser Island, en Southern Australia… Se sont également glissés Singapour, un séjour au ski et un paquet de Parcs Nationaux à travers le Queensland et la New South Wales, qui n’étaient pas dans le plan initial.

Après tout, si on fait des plans, c’est bien pour les changer !

# Financier

Le but initial de cette publication était de donner une idée à qui le même type d’aventure tentera… Le problème est que mon cas est au final super spécifique : au pair (donc sans trop de dépenses, avec une voiture que j’ai pu utiliser à ma convenance pour peu que j’y mettes de l’essence) et en école d’anglais pendant 3 mois, après quoi on a été deux à partager l’aventure (et donc une bonne partie des dépenses, à part les logements, que j’ai davantage financé, et la voiture, qu’Amber possédait déjà) : 2 mois à bricoler sur Wynnum, puis 6 mois à travailler sur Sydney (avec une autre particularité : Amber –et moi pour les desserts- cuisine à la maison 95% du temps, et elle a pu ramener quelques ingrédients de son boulot, de quoi économiser substantiellement sur le budget bouffe). Le tout entrecoupé de voyages en Nouvelle-Zélande et à Singapour. Bref, surement trop de paramètres spécifiques pour permettre à quiconque de se faire une idée sur son propre cas mais comment faire un bilan complet sans parler d’argent ?! Et pour ça, quoi de mieux qu’une petite infographie ? Avec Excel (Séverine, si tu me lis…) c’est vite et bien fait :

Compta analytique OZ - fr.xlsx

  • Pas de surprises, en mode « semi-nomade », la vie de tous les jours reste le plus gros poste de dépenses ! En particulier le logement, très cher à Sydney, et la nourriture, pas donnée non plus en Australie. Le budget « transports » comprend aussi bien l’achat des vélos, les tickets de train pour aller à l’école, la vignette et l’entretien de la voiture… Et le budget « santé » comprend pour moitié les nécessitées liées au visa 457.
  • La rubrique « préparation » n’est pas non plus à négliger, surtout avec l’école d’anglais… Autre particularité : on a eu à payer le visa 457, mais je n’ai pas compté dans ce graphe le prix du billet retour donc ça se vaut.
  • Un peu d’argent bien sûr pour les activités et voyages (encore que pour ça je pense qu’on a été plutôt économes, grâce aux campings, aux amis de Singapour et aux voitures d’Amber et de la famille Greenhalgh), et pour le reste (la recherche de job, dans mon cas, comprend des avions aller-retour Brisbane / Sydney, ça pèse un peu !).
  • Au bout du compte, j’ai meme économisé un peu durant cette année !
  • Enfin, à noter notre bébé Hey Australia, un business fulgurant et très juteux : 740 $ de bénefs, 780 de dépenses !!

# En bonus

Amber & Tom 1Impossible bien sûr d’oublier que cette année, commencée seul à 17000 km de chez moi, se termine à deux, dans ce qui commence à ressembler à un chez-nous… Je ne sais pas bien moi-même comment les choses sont arrivées, et je ne connais bien évidemment pas non plus la suite (et quand bien même… pas de spoil !), je ne peux que mesurer l’immense chance (ou était-ce la réponse D de Jamal Malik ?) que j’ai aujourd’hui.

Et faire en sorte que mon étoile ne parte pas en vacances : même si elle n’a pas choisi le plus simple croisement de voies qui soit, je suis heureux de partager ma vie avec Amber, à la croisée de deux cultures, pour l’heure dans l’une des plus villes les plus agréables à vivre que je connaisse, dans un pays accueillant et qui semble plein d’opportunités…

# Bilan

Vous aurez donc compris que le bilan de tout ça est plus que positif : la moitié des choses se sont passées comme prévu, l’autre non ; je n’ai pas fait tout ce que j’avais prévu de faire mais j’en ai vécu d’autres. Et comme on reste pour quelques années de plus, ça laisse le temps de créer d’autres occasions (y compris la Tasmanie, qui s’est ajoutée à mes objectifs en cours de route) ! Il n’a pas été simple de prendre la décision de partir, loin de là, mais aucun regret de l’avoir prise : en un an, tant de choses se sont passées, j’ai pu voir tant d’endroits différents que j’ai l’impression bizarre d’y avoir passé 5 ans et en même temps d’être arrivé il y a un mois… C’est un cliché mais il est vrai donc je le ressers : en fin de compte, c’est le premier pas qui coûte (cher celui-là ! Surtout à 10 ans de plus que le standard du WHV 😉 ), après ça, c’est que du bonheur ! A condition bien sûr de rester ouvert aux autres et à de nouvelles expériences. D’où la leçon numéro 2 : si vous en avez envie, ne perdez pas trop de temps à chercher des excuses, car il y en aura toujours… Il faut se donner les moyens et foncer !

A ce propos, je ne peux évidemment pas savoir ce que ça aurait fait de partir il y a 10 ans, mais il me semble que c’est agréable d’avoir la trentaine pour un tel voyage : on a la conscience que le temps est une denrée précieuse, un peu plus de 100 $ en poche, (en général) l’expérience des voyages, du monde du travail… J’ai senti plusieurs fois (surtout dans les bagpacks) un vrai décalage avec le gros des troupes en WHV (autour de 20 ans) ; même si certain(e)s, bien plus jeunes que moi, sont sans aucun doute plus matures 🙂 Curieusement, ceux-là sont restés des amis 🙂

Une chose à ne pas sous-estimer est la distance (physique, temporelle, mentale…) qui sépare l’Australie de la France : certes c’était un des avantages de la destination (si si, on peut partir à l’aventure en Picardie, mais c’est pas tout à fait pareil…), mais c’est tout de même pesant au bout d’un certain temps. Pas uniquement à cause de la nourriture (encore que ça pourrait !), mais parce que famille et amis continuent à vivre… Sans moi ! Chose plus que normale puisque c’était mon choix, haha, mais ne pas pouvoir aller voir les gens au moins de temps à autre, et spécialement pour les évènements qui comptent dans leur vie, pèse plus lourd que je ne le pensais…

Et pourtant, on est en 2016, et les incroyables technologies à notre disposition, quasi-gratuites, abolissent drôlement les distances !! Je me suis mis à Facebook, à Skype… Même s’ils seront toujours insuffisants, ces outils sont justes géniaux !

A la rubrique des MOINS :
  • Il est réellement difficile de rencontrer des australiens. Peut-être à cause de l’école d’anglais, ou peut-être parce qu’ils ont déjà assez d’amis ici, toujours est-il que la grande majorité de nos connaissances sont des européens ou des asiatiques, qui ne restent pas souvent quelque part pour plus de quelques mois…
  • Les requins : bah oui, vous pouvez me lancer toutes les statistiques que vous voulez, j’ai peur de ces bestioles (les cafards et les rats, plutôt courants en Australie, ça va à peu près)… Surtout depuis que j’en ai vu un en m’essayant au surf à Byron Bay. Mais je vais bosser ce sujet, et sérieusement relancer le « projet surf » l’été prochain !
  • Le coût de la vie : pas de surprises là non plus, l’Australie est chère ! En tout cas Sydney, et au moins pour le logement. Mais les salaires suivent à peu près, donc ne nous plaignons pas trop.
  • La nourriture. Exception faite du pain à l’ail, de la viande (grillée), du lamington et des spécialités asiatiques qu’on trouve facilement. Les bonnes boulangeries sont rares et chères, mais ma foi, rien n’est jamais parfait, n’est-ce-pas ?!
A la rubrique des PLUS :
  • La qualité de vie : un climat plus que clément, des paysages grandioses, la mer a demi-heure des villes… Même le ciel a l’air plus vaste qu’en Europe, et énorme plus : on peut voir les étoiles même au-dessus de Sydney, si si ! Bon c’est encore mieux au milieu de nulle part mais on peut !
  • La culture locale : les gens sont nettement plus détendus qu’en France, la religion en vigueur est celle de la bière fraiche (ce dont je me fous), du barbecue (qu’on trouve partout et que j’adore !) et du surf (chose que je n’ai pas assez fait).
  • Les facilités administratives : en comparaison avec la France, c’est super simple d’ouvrir un compte en banque, d’obtenir le moindre papier, de déclarer ses impôts…
  • Beaucoup de gens, différents et intéressants, rencontrés (bon, quelques imbeciles aussi, vu qu’il y en a partout), même si au final je restes en contact avec peu d’entre eux : voyager seul aide clairement a aller vers les autres !

# En graphes

Une évaluation de mes connaissances / états d’esprit sur la durée de l’année écoulée (bah oui, j’avais Excel ouvert, donc à y être…)

Compta analytique OZ - fr.xlsx

Je vous laisse l’analyse de ces données (objectives)… Juste deux précision :

  • le creux de la vague correspond aux semaines passées à Wynnum, à ne pas trouver de boulot et à communiquer par Skype avec Amber, à Taiwan pour le Nouvel An chinois.
  • la fin du graphe correspond à mon état d’esprit actuel : plutôt détendu, réconcilié avec l’anglais, pas encore mis au chinois, au régime alimentaire maison (c’est-à-dire sino-japo-européen), bientôt en cure de désintoxication des réseaux sociaux et hâte de rentrer vous voir tous !

# En photos

Et comment oublier les paysages à couper le souffle de cette région du monde ? La (subjective, elle) sélection a été très difficile à faire mais il faut bien choisir, je vous livre donc mon top 5 des merveilles explorées en Océanie :

  1. Fraser Island (QLD)
  2. Kangaroo Island (SA)
  3. Tongariro (NZ)
  4. Sydney Harbour (NSW)
  5. Coromandel Bay (NZ)
Fraser Island 3

Fraser Island, une immense et fantastique ile de sable…

Kangaroo Island 2

Kangaroo Island, pleine d’animaux plus adorables les uns que les autres…

NZ Tongariro 1

Tongariro, une marche eprouvante mais des paysages de dingue !

Sydney 1

Sydney Harbour, meme apres 6 mois j’adore profiter de cette ville !

Coromandel 2

Coromandel Bay, aussi jolie que sauvage…

BilanOZ - fr-map

Etaient également nominés: Stradbroke Island (QLD), the Hunter Valley Zoo (NSW), les sources chaudes de Rotorua (NZ), Southbank (QLD)… Et encore, gardez à l’esprit que je n’ai pu voir qu’une petite partie de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande ! Le temps passe trop vite, mais il en reste un peu encore…

Ok, ok, j’ajoute un sixième item, car ils sont vraiment trop mignons…

Koala 1

Les koalas !!!

# Objectifs de la suite

  • Aider à lancer et à développer le business gastronomique d’Amber, qui ambitionne de révolutionner l’industrie du sushi sur Sydney (au début. En NSW ensuite, puis à l’échelle de l’Océanie, le but ultime étant d’ouvrir une filiale au 8, Vulcan Lane, Auckland)
  • Apprendre le chinois, au moins les basiques (pas besoin de savoir parler des neurosciences non plus). Pour l’heure je ne connais qu’une dizaine de mots, les jours ou ma mémoire fonctionne bien, et la moitié de l’alphabet…
  • Terminer les études des dépôts de tram pour le Sydney Light Rail, et continuer dans le même temps de progresser sur Revit (je n’ai pas osé le mettre sur le graphique ci-dessus, je n’ai pas envie de constater que je connais mieux Facebook que Revit…)
  • Commencer le processus de « registration », équivalent de la HMO en Australie
  • Et bien sûr rattraper mon retard : visiter la Tasmanie, aller voir Uluru, plonger voir la Great Barrer Reef, admirer la cote de la Great Ocean Road…

… SI le visa nous est accordé, cela va sans dire !

Voilà, c’est tout pour moi… Désole des 5000 mots à lire, la longueur de ce post ne fait que refléter l’intensité de l’année écoulée ! Un grand merci à celles et ceux qui auront eu le courage de me lire jusqu’au bout, et a très bientôt !!!

Tom


21st of August, 2016. It was exactly a year ago that I landed Down Under, time has come for a small review… So let’s go for a psychoanalytic introspection session (but free… D’you know how much it costs usually??) from different point of view:

# With numbers, first

Compta analytique OZ - gb.xlsx

# Personal

The main goal of this sabbatical year was to take a fresh breath, to find a better balance, to catch the “easy-going” Australian way of life… Even though I didn’t plan the “inside-out road-trip” through which many people go on Australia’s roads.

From this point of view, the goal is reached: I sold my car, rent my apartment, leave behind me the (more than) material comfort of the life I had in France, and go on adventures (well, let’s make it relative: we are not in the 19th century anymore, and it’s always easier when there’s a fair bit on the bank account) without knowing where I would land (same, Australia is not India or Mongolia: the western way of life is quite the same everywhere!). I noticed that, curiously, comfort generates stress, and no plan for the following months generates much more opportunities than worrying sources. Uhmm, I’d lie if I say that I’m 100% relax all the time but progresses under this consideration is more than significant!!

# Professional

Till one year ago, I’ve been really lucky: I never had to seek for a job, nor to pass job interviews, everything went naturally and smoothly, so I never had to ask for a promotion or to worry for the day after… So, the idea was to face a challenge (well, more precisely to create the challenge, first, in order to be able to face it then!!).

From this perspective… Mixed feelings, to be honest: in theory it’s a real success because not only I found a job but my employer offered me a permanent position, with a working visa sponsorship. But in my mind it’s not so simple: I feel I will need a lot of time to relearn the job here, and a lot of patience to reach the level of confidence that I had in Sequences. I hope, and believe, this feeling is only because of the project I’m working on since more than 6 months now (a D&C, in a Project Office independent from the main office, and some buildings which don’t really interest many people…). Anyway, we’ll see how it goes!

# Touristic

The travel, in its first meaning, was planned to explore a new country, discover a new culture and, of course, relearn English.

For the last part: I can’t tell I’m bilingual and I cannot follow a conference about neurosciences, but I’m able to watch Game of Thrones without subtitles, to assume every normal conversation, and even to follow a meeting in which two people speak at the same time and everyone change the topic every 5 minutes. Not too bad, thanks to the lesson number 1: avoid French people as much as you can! Except those who are willing to speak in English, rare but there are some 😉

The Australian culture is more a way of life than real traditions, and it is finally quite close to the US culture. So, pretty easy to discover and to adopt (except the daily use of Hungry Jack’s and other fast-food that are settled down every 50m in the cities…).

What went not really right, are the places I wished I could see during this year and I didn’t find (or take) the time to enjoy (Uluru, the Great Barrer Reef, the Great Ocean Road and Withesundays). Now, don’t get me wrong, I’m doing a clinical and methodical review of the difference between the initial dream and the reality, one year later; I’m definitely not complaining!! Because, in addition of the trips to New Zealand, Fraser Island, Southern Australia… I’ve also been to Singapore, to ski and to many national Parks across Queensland and new South Wales, all places that were not in the initial plan.

After all, plans are made to be changed, aren’t they?

# Financial

At the beginning, the goal of this part was to help someone who would be interested in the same kind of trip I did, and who would like to have an idea of its cost, roughly… The problem is that at the end of the day, my case is really specific: au pair (so with only few expenses and a car that I could use for myself as well, as long as I put petrol inside) and in an English school for 3 months; then, we had been two to share the adventures (and most of our expenses, except accommodations, that I paid a bit more for, and the car, that Amber already owned): 2 months in Wynnum, followed by 6 months in Sydney (with another fact to note: Amber –and I for desserts- cooked at home 95% of the time, and she could bring back few ingredients from her work, which consequently makes saving few dollars for food). All that with trips in New Zealand and in Singapore. In summary, probably too many particular parameters to allow anyone to have a precise idea on his own case but how could I make a full review without talking about money?! And in this purpose, nothing better than few charts? With Excel (Séverine, if you are reading…), it’s well and quickly done:

Compta analytique OZ - gb.xlsx

  • Nothing surprising, with the kind of life I had in Oz, the main expenses are for the everyday life! Especially the accommodation, very expensive in Sydney, and the food, not cheap generally in Australia. The “transports” budget include the bikes I bought, train tickets to go to school, the registration and the maintenance for the car… And the “health” budget include for half the requirement for the 457 visa.
  • The “preparation” item is not the cheapest one either, especially with the English school… Another point: we had to pay for the 457 visa, but I didn’t count in these charts the price we paid for the flight back.
  • Obviously, a bit of money for activities and trips (even if I believe we didn’t spend too much for that, thanks to the campsites, to the friends in Singapore, to Greenhalgh family’s and Amber’s car) and for the rest (in my case, job seeking had included few flight tickets between Brisbane and Sydney: that doesn’t help!).
  • At the end of the day, I even saved money during this year 🙂
  • At last, please note our newborn Hey Australia, a fast-growing and very gainful business: $740 of income, $780 of expenses!

# In addition

Amber & Tom 2How could I forget that this year, started alone 17000 k away from home, is ending at 2 of us, in what starts to look like a “our home”… I even don’t really know myself how things happened, and obviously I cannot guess what will happen next (and even if I could… no spoil!), I can only take the measure of the huge chance (or was it the D answer from Jamal Malik?) I have today.

And make sure my angel star doesn’t take any holidays: even though it didn’t choose the simplest way crossing that it could, I’m really glad to share my life with Amber, at the crossroads of two cultures, at the moment in one of the better city to live in that I know, in a welcoming country, which seems to remain full of opportunities…

# Review

So, you had already understood that the summary is more than positive: half of the plan went along well, half didn’t; I didn’t do all what I planned to do but I did others. And as we stay for few years more, we may have time to create other chances (including Tasmania, that came on my list in the meantime)! Leaving had not been a simple decision to take, really not, but not any regret about that: in only a year, so many things happened, I could enjoy so many different places that I have the strange feeling to be here since 5 years, and at the same time to be arrived a month ago… At the end of the day, only the first step is difficult (very difficult, in this case! And even more when you have 10 years more than the standard age for WHV 😉 ), then it’s just great! If you stay open to people and new experiences. From there comes the lesson number 2: if you really want, don’t waste your time to seek for excuses, you will always find some… Make your own chance and go for it!

Talking about that, obviously I cannot know how it would be if I had left 10 years ago, but I feel it’s interesting to be around 30 for such a journey: we are conscious that time is a precious goods, we have a bit more than $100 in the pocket, (usually) experience of travels and of working… In different occasions (mostly in bagpack hostels) I felt a real gap with the main crowd under WHV (around 20 years old, for most of them); that said, some are much younger than me but more mature, without any doubt 🙂 Surprisingly, those are still friends now 🙂

One thing that mustn’t be underestimated : the distance (in kilometres, in hours, in mind…) between France and Australia. Yes, this was an advantage of this destination (well, you could go on adventure in North of France, but it’s not exactly the same…), however it starts to be heavy after a while. Non only because of the food (even if that could be!), but because family and friends carry on… without you! Which is obvious, and more than normal as it was my choice to leave, haha. That said, it’s still uneasy not to be able to go and see people from time to time, especially for important events of their lives. More than I thought…

Nonetheless, we are in 2016 and all incredible technologies that we have nowadays, pretty much for free, make distances much smaller!! I started to use Facebook, Skype… And even if they will always remain insufficient, these software are just awesome!

In the NEGATIVE category:
  • It’s very difficult to meet Australian people. Maybe because of the English school, or maybe because they already have enough friends here, anyway most of our friends are from Europe or from Asia, and the huge majority stay here only for few months…
  • Sharks: yeah, you can give me all the stats you want, I’m afraid of them (for rats and cockroaches, pretty common in Australia, I’m okay)… Even more since I saw one while trying surf in Byron Bay. But I will improve on this topic, et seriously launch the “surf project” for next summer!
  • Life cost. No surprises neither, Australia is quite expensive! At least Sydney, and at least for accommodation. But salaries follow so not too much complains.
  • Food. Except garlic bread, (grilled) meat, lamington and Asian specialties easy to find here. Good bakeries are pretty rare and expensive, but after all, nothing is perfect, isn’t it?!
In the POSITIVE category:
  • The quality of life: a really nice weather and climate, fantastic landscapes, the sea located at only half an hour from the cities… Even the sky looks bigger than in Europe, and huge difference: even above Sydney we are able to see the stars, I swear!! Well, it’s greater in the middle of nowhere, obviously, but we can!
  • The local culture: people are more relax than in France and the main religion here is the cold beer (which I don’t care), the barbecue (which you can find everywhere and which I love) and the surf (which I didn’t practice enough yet).
  • Administrative simplicity: compare to France, it’s very easy to open a bank account, to ask (and get) any document, to lodge the tax return…
  • Many different and interesting people met (some dumb as well, as there are everywhere!), even if I kept the link with only few of them: travelling alone helps a lot to go and talk with people!

# With charts

A self-evaluation of my knowledge / state of mind all along the last year (yeah, I had Excel already open so it didn’t take much more time…)

Compta analytique OZ - gb.xlsx

You can analyse yourself these (objective) data… Just two precisions:

  • the bottom of the wave match with the weeks spent in Wynnum, seeking for a job unsuccessfully, and chatting on Skype with Amber, who was in Taiwan for Chinese New Year.
  • the end of the curves reflect my state of mind now: pretty relax, in a good relationship with English, not at all (yet) with Chinese, with homemade food (understand: from everywhere!), soon in need of a treatment against social networks and really looking forward to seeing you all!

# With pictures

And how could I forget the breathtaking landscapes of the part of the world? The (subjective this time) selection had been very hard to make but I had to choose, so I give you my top 5 of the most beautiful places that I enjoyed in Oceania:

  1. Fraser Island (QLD)
  2. Kangaroo Island (SA)
  3. Tongariro (NZ)
  4. Sydney Harbour (NSW)
  5. Coromandel Bay (NZ)
Fraser Island 1

Fraser Island, a huge and amazing island of sand…

Kangaroo Island 1

Kangaroo Island, full of cute animals and impressive landscapes…

NZ Tongariro 2

Tongariro, a hard walk but incredible views!

Sydney 2

Sydney Harbour, even after 6 months I’m very glad to enjoy this city every day!

Coromandel 1

Coromandel Bay, as peaceful as beautiful…

BilanOZ - gb-map

Was also in the pre-selection: Stradbroke Island (QLD), the Hunter Valley Zoo (NSW), Rotorua hot springs (NZ), Southbank (QLD)… And keep in mind that I could see only a small part of Australia and New Zealand! Time flies really fast, but we still have a bit…

Okay, okay, I add a sixth one, because they are really too cute…

Koala 2

Koalas!!!

# Goals for the following

  • Help to start and develop Amber’s tasty business, whose ambition is to revolutionize sushi industry in Sydney (for the beginning. Next will be NSW, and then Oceania scale, the final goal is to open a branch 8, Vulcan Lane, Auckland)
  • Learn Chinese (basics, at least, for that neither need to follow neurosciences conferences). At the moment, I only know about 10 words (the days my memory is not too bad) and half of the alphabet…
  • Finish the design development of the Sydney Light Rail depots, and keep going on learning Revit ( I didn’t dare evaluate this one on the charts, as I don’t want to notice I’m better with Facebook than with Revit…)
  • Start the “registration” process, similar assessment to the Architect Accreditation that we have in France
  • And of course make up the time: visit Tasmania, go to see Uluru, dive at the Great Barrer Reef, enjoy the Great Ocean Road…

… IF we are granted of our visa, obviously!

That’s all folks… Sorry for the 5000 words to read, the length of this post reflects the intensity of the last 12 months! Thank you very much to those who would be brave enough to read till the end, and see you very soon!!!

Tom

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9 réflexions sur “One year later…

  1. SanD. dit :

    Très beau bilan pour cette première année. Une très belle aventure qui n’en est qu’à son début et que nous lisons, nous les lecteurs, avec plaisir. Biz !

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  2. MarianneMonfort dit :

    Bilan grandiose et intéressant et ouf : positif !!
    Votre BONHEUR fait plaisir et l’essentiel est que vous ayez fait le bon choix pour vous , la vie s’installe petit à petit et les voyages forment la « jeunesse » et « p’t’être les moins jeunes »d’ailleurs….biennnntôt ?
    Mais ouf qu’il y a internet et skype , parce que sinon ce serait quand même très difficile donc Ben ouiiii : Bilan positif aussi pour une maman loiiiin du bout du monde !!!! Bisous à tous les 2 . ( hâte de vous serrer dans les bras en vrai et de faire la connaissance de Amber qui est une magnifique rencontre ) . A biennnntôt ( je compte pas encore les jours mais presque … )

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    • Haha, en effet, maintenant tu sais que les voyages ne sont pas une question d’age… Peut-etre te souviens tu de la rubrique « Yes Woman » du livret de ton semi-siecle ? Une reference au film « Yes Man »… J’aurais pu aussi te recommander « Walter Mitty » : il n’est JAMAIS trop tard 😉
      Neanmoins, la premiere etape sera en Bretagne : on a des ailes mais impossible d’oublier au’on a aussi des racines…
      Bisous !

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  3. bravo! la bonne vie en Australie. Est-ce que Amber vous dit qu’on va voyager en Suisse apres 5 ans pour faire du velo a la Montagne? Ce sera tre bien si vous vous joindriez a nous! Au fait, j’etais le camarade de Amber a l’universite. 🙂

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    • Haha, your French is really good!!
      Oui, elle m’a dit ca il y a un moment. Difficile de savoir ce qui sera au programme dans 5 ans mais ca serait super qu’on puisse y aller ensemble, oui ! Je n’ai eu qu’un petit apercu de la Suisse mais tout le monde dit que c’est super joli… Et une bonne destination pour qui aimes la montagne, la campagne et le fromage !!

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  4. Lu jusqu’au bout ( enfin la partie en français) et sans avoir à me forcer aucunement. Vu d’ici ton année fait rêver. Tu me diras qu’il ne tient qu’à moi de faire pareil, mais j’en suis encore à l’étape de le chercher des excuses… Pour un asocial des réseaux virtuels tu as fait effectivement de sérieux progrès. J’espère que tu pourras continuer à partager tout ça de vive voix lors de ton passage toulousain. En tout cas je te souhaite que ton bonheur continu, sans s’arrêter, sur sa lancée.

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    • Je ne cherchais pas specialement a faire des emules (bon, peut-etre a achever des decisions en gestation, ok…), l’Australie parait un eldorado mais tout n’y est pas rose et beaucoup dechantent ici, surtout ceux qui viennent sans qualifications et se font avoir par un systeme au point pour tirer parti des WHV. Certains meme rentrent plus tot que prevu !
      Tout ca pour dire de laisser murir, tranquillement…
      Merci pour le commentaire des les reseaux soiciaux, tu es bien placee pour savoir d’ou je suis parti en la matiere…
      Et pas de soucis pour partager ca sur Toulouse (ou Bretagne, sait-on jamais), je te passerai un coup de fil lorsqu’on arrivera en France.
      Bises, Tm

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